Depuis que je suis arrivé au pays du long nuage blanc, les nuages sont plutôt noirs.
En fait il pleut depuis le début.
Mais il m'en faut plus pour ne pas découvrir une ville aussi jolie !
J'ai donc décidé de visiter ce qui est visitable quand il fait moche : les musées.
Il y aussi une maison, toujours maorie, qu'on appelle Pataka, dans laquelle on peut rentrer et admirer des fresques et des sculptures murales concernant la guerre, la pêche et la chasse (c’est à peu près tout ce qui importait aux Maoris à l'époque où ils étaient encore seuls en Nouvelle-Zélande).
Mais comment peut-on parler des maoris sans aborder le rugby ? Le sport étant British, et la Nouvelle-Zélande étant sous la domination de la couronne, les Néo-Zélandais ont vite adopté le rugby comme sport national. Et les maori, ce peuple qui était devenu une minorité, ont décidé d’utiliser l'arme de l'ennemi pour leur montrer qui était plus fort. Etant un peuple de nature guerrière, et la danse du haka aidant à déstabiliser l'adversaire, l'équipe ainsi nommée des All Blacks où se mêlaient dans les rangs Maoris et Néo-Zélandais non maoris (ou kiwis, comme ils les appellent) eut bien vite un riche palmarès de victoires sur les autres équipes internationales. Trois fois finalistes, ils remportèrent deux coupes du monde : en 1987 et, est-il utile de le rappeler, en 2011, à chaque fois à domicile et contre la France.
Avant la fermeture du musée nous avons aussi eu le temps de visiter l'étage réservé à l'histoire naturelle de la Nouvelle-Zélande. On peut y voir tout un tas de squelettes incroyables (celui du plus gros oiseau non volant de l'ère secondaire, ou celui d'un tout petit corps d'autruche juché sur deux énormes pattes plus larges que moi, etc.), tous déterrés en Nouvelle-Zélande.
Beaucoup d'oiseaux de la Nouvelle-Zélande ne vivent que là, et la plupart ne volent pas, résultat de millions d'années d'évolution sans prédateurs mammifères. C'est le cas du kakapo, le plus gros perroquet non volant du monde (ci-contre), ou du kiwi, oiseau fétiche et emblème de la Nouvelle-Zélande qu’on trouve sous toutes les formes et dans toutes les matières dans les boutiques de souvenirs, mais très rarement dans la nature : il est noctambule.
Tous ces oiseaux sont empaillés au musée ; comme ça, je suis sûr de les avoir vus de près au moins une fois durant mon séjour.
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