Mardi 20 février, 7h30 ; le soleil à peine levé se cache derrière une brume barrant l’horizon et cachant la montagne. Pourtant, les prévisions météo restent optimistes pour la suite de la matinée.
Après quelques coups de fil passés et une dernière vérification des prévisions, c’est bon, on peut y aller. Pete, Graham et moi sautons dans la voiture, direction l’aéroclub d’Hawera, une petite ville un peu plus au Sud.
Ce matin, en effet, nous allons voler.
Un ami de Graham et Denise, nos hôtes, est en effet pilote d’avion pour touristes, et il nous accorde une réduc’ de 75 % et un bonus de 15 minutes sur le programme touristique habituel. Sautant sur l’occasion et dans le cockpit de l’avion, nous voilà bientôt dans les airs au-dessus de la région de Taranaki.
En une heure de vol, nous avons eu le temps de voir pas mal de choses.
D’abord, direction le Sud jusqu’à la mer ; volant à basse altitude, on peut voir les vagues se jetant contre les falaises du haut desquelles se laissent tomber quelques mouettes affamées.
Puis on repart vers le Nord tout en prenant de la hauteur ; direction le Mont Taranaki. Le soleil perce enfin la brume matinale. A 2 500 mètres au-dessus du niveau de la mer qu’on peut encore apercevoir au Sud comme à l’Ouest, nous faisons le tour complet du sommet enneigé.
Dès qu’on ressort face au vent, turbulences assurées ! La queue de l’avion vire de droite et de gauche à une vitesse assez incroyable, ce qui ne manque pas d’inquiéter les novices de l’air que nous sommes. Mais Kent affiche un sourire confiant et amusé ; ça lui a donné une idée.
Il se met soudain à braquer l’appareil sur la droite, de sorte que les ailes soient perpendiculaires au sol, et le fait tourner sur lui-même ! La force centrifuge rabat alors brusquement nos bras sur nos cuisses, et on ne peut à peine plus les bouger : les 0,3 G ressentis dans la cabine font l’effet d’altères posées sur chacun de nos membres, rendant le moindre mouvement bien plus difficile.
Après ces quelques acrobaties aériennes, cap au Sud-Est vers Eltham. Mais en survolant la maison des Smith, aucune trace de notre mur de pierre, caché par les arbres. Puis on va survoler la Rotokare Reserve (d’où la photo dans l’article), l’usine de produits laitiers Fonterra, qui transforme le lait comme celui qu’on a trait en fromage ou en un tas d’autres produits différents, et retour à la case départ, la ville d’Hawera, où nous atterrissons.
| Cercles concentriques au-dessus de la maison des Smith |
| Fonterra Dairy factory |
Ni Pete ni moi n’étions montés dans un petit avion comme celui-là, et ayant été assis à la place du co-pilote j’ai pu profiter pleinement de l’expérience autant que du paysage. Et encore une fois, c’est grâce à la générosité des gens de ce pays que j’ai pu le découvrir un peu plus, un peu mieux, et sous un autre angle – vu du ciel !
| De d. à g. : Pete, Kent le pilote et moi. |
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