Que
serait un voyage en Nouvelle Zélande sans un peu de rugby ? Comme j’en ai
déjà parlé au tout début, le rugby ici c’est un peu les vérités de
Lapalisse, ou les andouillettes de Troyes : c’est typique. Dois-je le
rappeler ? – soupir – l’équipe nationale des All Black est devenue
l’actuelle championne du monde après avoir battu d’un point le XV de France à
l’Eden Park d’Auckland.
Aussi
considérais-je comme étant de mon devoir d’assister à un match officiel de rugby
lors de mon séjour au pays du long nuage blanc. Officiel, parce que des matches
amateurs on en voit à tous les coins de rue (du moins à ceux où il y a un gazon
assez grand…).
| "... engage!" |
Et
figurez-vous* que ça tombe bien parce que depuis février et jusqu’en juillet,
c’est la saison de Super Rugby. C’est un tournoi où s’affrontent 5 clubs de
Nouvelle-Zélande, 5 clubs d’Australie et encore 5 clubs d’Afrique du Sud.
Chaque équipe affronte deux fois une autre équipe nationale, et une seule fois
chaque équipe d’un autre pays – ce qui fait un total de 125 matches et de quoi
se régaler.
L’équipe de
Wellington, c’est les Hurricanes. Ils jouent en jaune, et vendredi dernier ils
jouaient à domicile le match-retour contre les Blues d’Auckland. Avec quelques collègues
du café, on a décidé de profiter de l’occasion.
Bon, les Blues
ont gagné trois fois le tournoi de Super Rugby, les Hurricanes zéro. Et bon,
les Blues ont Piri Weepu, le All Black qui a sauvé la coupe du monde – enfin,
d’un point de vue Néo-Zélandais tout du moins... Mais le match-aller avait fini à
25-26 pour les Hurricanes, et de toute façon pour le folklore, il fallait bien
supporter l’équipe locale !
| La touche. |
Les paris sont
pris, le coup d’engagement est botté, c’est parti pour un grand match au
Westpac Stadium de Wellington.
| Essai des Hurricanes ! |
A la mi-temps :
16-12 pour les Hurricanes qui ont marqué 2 essais contre zéro pour les
Blues ! Et dès le début de la deuxième mi-temps, ils remettent ça !
Ce fut un festival d’essais – dont deux ont d’ailleurs été refusés
(boooouh !) – et de belles actions, de mêlées endiablées et d’échappées à
l’aile comme j’en avais rarement eu l’occasion d’en voir.
Avec un
résultat final de 35 à 19 pour les jaunes de Wellington, j’ai gagné mon pari –
et une bière –, mais j’ai surtout bien profité de la soirée !
| Piri Weepu, n°9 Blues, botte le penalty. |
Mais attendez,
l’aventure est loin d’être finie ! A la fin du match, devinez qui vient
droit sur moi ? Piri Weepu en personne, le héros de la coupe du
monde ! Mon héros !
En réalité, il
ne venait pas tout à fait pour moi, mais plutôt pour sa femme et ses deux
petites filles qui étaient assises deux rangs derrière. Mais je ne pouvais pas
laisser passer l’occasion : « Piri Weepu, an autograph
please ! » On s’est serré la main, je lui ai dit que j’étais
Français, il m’a dit qu’on avait perdu la coupe du monde, je lui ai dit qu’ils
venaient de perdre le match, on a rigolé. Je lui ai demandé si je pouvais
prendre une photo avec lui, il a dit oui, et après je lui ai dit que j’étais un
grand fan et qu’il avait quand même bien joué ce soir, mais il n’écoutait plus
puisqu’il parlait avec sa femme. Bref j’ai rencontré Piri Weepu.
| Photo avec Piri Weepu ! |
* Ça y’est vous êtes
figurés ?
Il s'est mis à genoux, pour la photo, ou il n'est pas si grand que ça ? ... Sacré Piri Weepu ! (d'ailleurs tu as écrit "Piti" sous la photo du penalty... est-ce un lapsus signifiant qu'il mesure moins de 2,80m ?) ;-)
RépondreSupprimerIl a pas l'air si impressionnant que ça ce cher Piri =)
RépondreSupprimerFaute corrigée, merci de la remarque.
RépondreSupprimerSinon en ce qui concerne Piri (oui c'est lui qui m'a dit de l'appeler par son petit nom ; il voulait aussi me payer un café mais je lui ai dit que c'était trop gentil - en fait c'était parce que j'aime pas le café...), c'est vrai qu'il n'est pas bien grand, mais c'est un warrior sur le terrain. Vous savez, c'est un peu comme tous les rugbymen, c'est rien que des grosses brutes au coeur tendre !
Moi j'aime beaucoup le dialogue, et cette phrase qui a du rester gravée à jamais dans son coeur "eune otografe plize !"
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