mardi 3 avril 2012

Fidèle au café

Travaillant au Fidel’s Café depuis presque un mois maintenant, je commence à maîtriser le domaine. Il est temps d’écrire un article détaillé sur mon environnement professionnel...


           Au café où je travaille, il y a Kristie, la manager, qui m’a embauché. Quand je suis en pause à midi et qu’il y a beaucoup de vaisselle à faire, elle la fait à ma place. Elle est très proche de ses 31 employés et elle connaît tous nos noms et les numéros de téléphone de la moitié d'entre nous par cœur.

Il y a Chams, un autre Français qui vient d’Antibes et qui est plongeur comme moi. Il me parle tout le temps en français, mais moi je trouve que ce n’est pas très poli pour ceux qui nous entourent alors je lui réponds en anglais, et tout le monde nous regarde d’un drôle d’air quand on a une conversation.
Il y a cet autre plongeur, Todd ; quand il parle, même les autres Néo-Zélandais ne comprennent pas ce qu’il dit tant il parle vite et en marmonnant. Alors imaginez ce que c’est quand je l’ai au téléphone et que je dois comprendre la raison de son appel !
Il y a plusieurs autres plongeurs, comme Nick, Chris ou Richard, mais je ne les vois que très rarement, tout simplement parce que mon emploi du temps ne correspond pas au leur.

 Au café où je travaille, il y a Jorja le cuisinier qui vient du Chili. C’est le sosie parfait du personnage de Bref, la série de Canal +. Il m’appelle « lé Petit » parce que c’est tout ce qu’il sait dire en français, avec « bonchour » et « ça va ? ouiiii ! »
L'arrière-cour.
Il y a un autre cuisinier qui vient de Birmanie ; je n’ai toujours pas compris son nom mais c’est quelque chose comme Naig-Naig. Alors je l’appelle « bro » comme tout le monde. Il m’appelle « Léti » parce qu’il veut faire comme Jorja mais il ne comprend pas ce qu’il dit, et je n’ai pas envie de le corriger parce que c’est marrant.

Il y a Linn, une boulangère à l’accent britannique et distingué, qui a au moins soixante ans et qui ne veut pas quitter son job parce que, comme elle dit, si elle était à la retraite elle ferait quand même des gâteaux, alors autant être payée pour les faire. Elle me donne des parts de ses cheesecakes quand personne ne regarde, parce que je ne suis pas censé en avoir, et, honnêtement, c’est les meilleurs que j’aie jamais goûtés.

Il y a les serveuses, Sarah-Jane, Oni la Thaïlandaise, et Gemma, qui sont en colocation et qui font des super soirées avec au moins la moitié du staff.
Richard et Hanna au bar.
Il y a Abby, la blonde qui parle avec un accent américain, Hanna qui a les cheveux roses et Aniwa, qui est Maorie, et qui m’a appris les paroles du haka. La prochaine fois que je vais chez elle, elle et sa coloc, qui est Maorie aussi, m’apprendront les gestes qui vont avec les paroles. Elles ont une sorte de salamandre dans leur salon, qui a la même tête que le dragon noir dans le film d’animation « How to train your dragon », et qui, quand on la sort de l’eau, change la texture et la couleur de sa peau. Il paraît qu’une bestiole comme ça peut vivre jusqu’à deux cents ans !
Et puis il y a Conor qui tient le bar et fait des sandwichs, qui est homosexuel et qui est chanteur dans un groupe de jazz. Il n’arrête pas de chanter par-dessus la musique de la radio, et il a la voix d’une afro-américaine. Ça surprend…


Il y a Dan le barman, avec qui je vais faire du VTT dans les collines autour de Wellington. Enfin pas depuis qu’il a cassé sa chaîne la semaine dernière. Il fait des cafés avec Connan, qui boit minimum trois litres de café par jour parce qu’il est insomniaque et qu’il est toujours dans le pâté.
  
Au café où je travaille, il y a toute sorte de clients : des hommes d’affaire, des touristes asiatiques, des jeunes et des moins jeunes qui ne font rien d’autre de leur journée que de boire des cafés, des gens de passage ou des couples qui viennent dîner.
Il y a M. Horman qui vient tous les jours à 11h30 et qui cherche à connaître la recette d’un gâteau aux pruneaux. Il y a Miss Wellhood qui est une vieille dame célibataire représentante d’une boulangerie et qui apporte aux plongeurs des échantillons de brioches, en disant qu’elle sait ce que c’est que de voir passer de la nourriture toute la journée sans avoir le droit d’y toucher. On l’aime bien, Miss Wellhood.


Au café où je travaille, vous l’aurez compris, il y a une super ambiance.
Tout le monde s’entend bien avec tout le monde, on est tous des bro (abréviation de brother, qui est le nom par défaut de tous les gens qu’on ne connaît pas en Nouvelle-Zélande), et je me suis fait plein d’amis.
Et moi, j’aime bien le café où je travaille.




Découvrez toutes mes photos de Wellington sur l'album n°5 Wellington !

3 commentaires:

  1. Il a l'air trop bien ton café ! Et ton article est super bien écrit !!! On sent en effet que tu es tout-à-fait à l'aise dans ce Fidel's Café !
    Mais moi j'attends quand même la démonstration du haka... et la photo de la salamandre, aussi ! (c'est une vraie ? pas empaillée ?)
    Bises frérot ! (et quand est-ce que tu apprends le cubain, au fait ?) ;-)

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  2. J'aime beaucoup cette galerie de portraits, un peu à la "petit Nicolas".
    ça donne envie de faire la connaissance de tous ces gens....et de connaitre la recette du cheesecake !
    Gros gros bisous, petit plongeur!
    Maman

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  3. Merci de vos gentils commentaires !
    C'est promis, dès que je retourne chez Aniwa je prends la bestiole en photo, mais je vais voir pour le haka, faut que je sois à la hauteur tu comprends...
    En revanche pour la recette du cheesecake c'est secret défense ! (je vais essayer quand même, je l'ai dans la poche, Linn... ;)

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