dimanche 26 février 2012

Taranaki – De mal en pis !


De d. à g. : le troupeau, Pete, Paul et moi.
Nouvelle sortie découverte dans la région de Taranaki. Cette fois c’est du lourd : avec Pete mon co-Wwoofer, par cette belle journée d’été ce jeudi 16 février, on va traire les vaches ! Un ami de nos hôtes se trouve être fermier et possède un beau troupeau de 227 bovins que, bien sûr, il faut traire tous les jours.
C’est donc avec plaisir que Paul, le « boss » de la ferme, et son employé Jason nous ont reçus pour leur donner un coup de main. Mais c’est avec encore plus d’excitation que Pete et moi avons découvert les ficelles du métier et les pis de leurs chères ruminantes !

Moi qui me voyait déjà assis sur un petit tabouret dans le fond d’une étable, à tirer sur les pis avec mes simples mains, je me suis vite détrompé en voyant la rangée de 26 machines à traire s’alignent entre deux couloirs où les vaches s’alignent pour se faire traire leur 20 litres en moins de 5 min chacune !

Ces machines à traire ne sont en fait constituées que de quatre tubes reliés à un tuyau qui va dans un grand réservoir commun à toutes les machines. Jason nous a fait mettre le doigt dans l’un de ces tubes, où l’on peut sentir un système pneumatique qui presse puis relâche, exactement comme on le ferait avec les mains autour du pi. Mais il nous a également fait essayer de traire une vache à la main, et… eh bien je bénis l’inventeur de la machine à traire ! C’est pas facile, ça fait mal, et surtout ça prend un temps fou !

Pendant la traite, le truc est d’éviter de passer derrière les vaches qui ont la queue levée... La première fois j’ai pas fait gaffe et je me suis retrouvé aspergé, la deuxième fois j’étais fier d’avoir repéré le danger mais je me suis placé du mauvais côté si bien que j’ai quand même été « réchauffé » comme ils disent, la troisième fois je suis à peu près arrivé à éviter le jet quand un autre est venu de derrière… Résultat des courses sur la photo du finish.  

"Réchauffés", comme ils disent !
Il ne fallut pas plus d’une heure pour que tout le troupeau y passe, 26 par 26, d’un côté puis de l’autre, pour arriver à 4 500 litres de lait dans le réservoir, soit une valeur d’environ 500 dollars.
Le lait est ensuite exporté en Australie, en Asie, aux Etats-Unis et en Europe de l’Ouest (regardez la destination de votre lait la prochaine fois que vous allez au supermarché : c’est peut-être moi qui l’ai trait !), sous la forme de 500 produits différents (non seulement en lait frais, mais aussi en poudre, en fromage, en yaourt, en glace, en produit cosmétique ou même en savon).

Une sacrée expérience ; je suis content d'avoir fait ça au moins une fois dans ma vie !

1 commentaire:

  1. Eh bien ! C'est ça les corvées de la campagne (ah la la ces jeunes, ils savent plus faire comme autrefois). Enfin, combien d'autres avant toi se sont faits avoir ! Profite bien de ce voyage. A bientôt/Good Bye/Auf Wiedersehen/Hasta Luego (rayer la mention inutile)
    Ton cousin LMG

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